Le notaire estime que mes filles biologiques sont héritières dans la partie biologique de la frnte successorale et donc ne peuvent être pas être aussi héritières dans la branche de leur père adoptif.
La loi pourtant prévoit des droits dans la famille d origine et la création de nouveaux droits dans la famille d adoption...
Quel texte ou jurisprudence exclut cette filiation dans le cadre de l héritage d un enfant adopté laissant 2 soeurs biologiques et adoptées également ?
Pourquoi leurs droits ne sont pas équivalents à la fille biologique de l adoptant comme la loi le stipule d autant que sa presence dans la succession résulte de cette adoption ?
Y a t il une définition précise des sœurs ? On parle toujours des sœurs ayant 1 lien de sang mais jamais de sœur sans lien de sang...
Dans la branche adoptive, le pere adoptant est en vie, la succession ne devrait elle pas lui revenir à 50%, puisque sa fille n est pas liée à ma fille autrement que par l adoption ?
Selon le Code civil, les heritiers sont le père mere et freres soeurs sur ce 2 eme degré ...
Il y a donc un decalage entre est ce vraiment 1 soeur pour hériter ?
Si c est l adoption qui cree ce lien alors pourquoi les 2 autres soeurs qui sont biologiques et adoptées ( double liens juridiques donc) sont exclues ???
Merci pour votre aide car visiblement c est un cas d école ....
il y a 5 jours
Bonjour,
Votre interrogation est légitime car c'est un point technique de l'adoption simple souvent mal compris.
Le principe de base est dans le Code civil : l'adoption simple crée un lien de filiation avec l'adoptant, mais **n'efface pas la filiation d'origine**. Cela signifie que votre fille avait bien deux familles juridiquement.
Cependant, en matière de succession, il existe une règle spécifique très importante :
les biens provenant de la famille d'origine doivent rester dans cette famille, et inversement.
C'est ce qu'on appelle la règle de la "réversion dans la famille d'origine" (articles 368 et suivants du Code civil, interprétés avec les règles de dévolution).
Concrètement :
les biens ou droits considérés comme venant de la branche biologique (ce qui semble être le cas ici avec un bien financé via le père biologique) reviennent à la famille d'origine.
Dans cette logique, vos filles (sœurs biologiques) héritent dans cette branche.
À l'inverse, dans la branche adoptive, seuls les héritiers de l'adoptant sont appelés. La fille biologique de l'adoptant est donc héritière dans cette branche.
Vos autres filles sont effectivement aussi juridiquement liées au père adoptant, mais le notaire considère ici une séparation des masses successorales selon leur origine, ce qui peut aboutir à ce type de résultat.
La difficulté vient du fait que l'adoption simple ne crée pas une égalité parfaite dans toutes les situations successorales, contrairement à l'adoption plénière.
Vous avez raison sur le principe général du Code civil, mais il est aménagé par ces règles spécifiques.
Vu la complexité et les enjeux, vous pouvez demander au notaire le fondement juridique précis de son raisonnement (articles appliqués + calcul détaillé), voire demander un second avis notarial ou un avocat en droit des successions.
Merci d'indiquer la réponse comme résolue si cela vous a aidé.
il y a 5 jours
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